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Un préparatoire en pâte à modeler, trois boîtes teal alignées sur le plan de travail et, entre deux d’entre elles, un petit mètre ruban à la languette orange.
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Organisation

Choisir un outil d’organisation pour l’officine : quelles questions ?

Par Kofi31 octobre 20264 min de lecture

Un outil d’organisation d’officine se choisit avec des questions, pas avec une liste de fonctions. Dix comptent vraiment : ce qu’il remplace, qui l’ouvre au comptoir, ce que coûte l’équipe entière, où vont les données, comment en sortir. Aucun outil ne gagne partout. Une équipe de deux personnes aux horaires fixes n’en a souvent pas besoin.

Situation type. Jeudi, 13 h 10. Le titulaire a passé sa pause devant trois outils. Chacun promet de « tout centraliser ». Le premier veut un compte par personne et par écran. Le deuxième ne dit pas où sont les données. Le troisième compte l’apprenti et la remplaçante comme deux utilisateurs payants. Il referme l’ordinateur. Aucune fonction ne lui manquait : il lui manquait les questions.

Que doit remplacer l’outil, au juste ?

Une douleur précise, une seule au départ. Écrivez-la avant de regarder quoi que ce soit. Un outil jugé sur « tout régler » ne se juge sur rien.

Trois douleurs reviennent le plus souvent en officine :

  • Qui est là samedi, à quel poste.
  • Qui fait quelle tâche, y compris celles qui reviennent chaque semaine.
  • Quelle consigne doit lire la relève de 14 h, puis qui l’a lue.

Chacune appelle un outil différent. Celui qui prétend les régler toutes mérite qu’on vérifie chacune.

Quelles familles d’outils existent ? Que fait chacune ?

Cinq familles se croisent en officine. Chacune a une vraie force et un endroit où elle lâche.

FamilleCe qu’elle fait bienOù elle lâche
Cahier et post-itsAucun mot de passe, lisible deboutUne page tournée ne dit pas qui l’a lue
TableurSouple, le comptable sait le lirePlusieurs copies, formules comprises d’une seule personne
Groupe de messagerieTout le monde l’a déjàLe fil avance, la consigne se noie
Outil généraliste de tâchesSe plie à toutL’officine est à construire soi-même
Outil pensé pour l’officineVocabulaire du métier, poste partagéUn abonnement et une habitude à prendre

Les comparaisons détaillées existent : le planning sur tableur ou papier, le groupe WhatsApp de l’équipe et ce que le LGO laisse de côté.

Quelles questions poser avant de choisir ?

Dix, à poser à l’éditeur comme à l’équipe. Chaque réponse doit tenir en une ligne. Les questions 2, 5 et 6 se vérifient en dix minutes, avant tout essai.

Les dix questions avant de choisir (une page, à imprimer) :

  1. Quelle douleur remplace-t-il : le planning, les tâches ou les consignes ?
  2. Qui l’ouvre au comptoir, debout, entre deux patients ? Un poste partagé suffit-il ?
  3. Combien de gestes pour laisser une consigne ? Chronométrez-les.
  4. Que lit la relève de 14 h sans rien redemander ?
  5. Que coûte l’équipe entière par mois, apprentis et remplaçants compris ?
  6. Où sont hébergées les données ? Quel contrat les encadre ?
  7. Que devient l’historique si vous partez ? Peut-on le récupérer ?
  8. Que ne doit-on jamais y écrire ? Les patients : ni nom, ni initiales, ni traitement.
  9. Qui forme l’équipe ? Qui répond quand ça bloque ?
  10. Peut-on l’essayer une semaine réelle, sans carte bancaire et sans engagement ?

Une réponse vague à la 5, à la 6 ou à la 7 vaut un « non ».

Que deviennent les données de l’équipe ?

Un contrat doit encadrer l’hébergement. Le fournisseur qui héberge, par exemple, les noms et les horaires de l’équipe agit comme sous-traitant au sens du RGPD. La CNIL rappelle qu’un contrat comportant les mentions de l’article 28 est alors obligatoire.

Ce contrat doit aussi prévoir l’effacement des données, ou leur restitution, au terme du service. Le choix revient à l’officine. Demandez ce contrat avant de signer et relisez deux lignes : où sont les données, que se passe-t-il à la résiliation.

Reste une règle d’équipe, simple : aucun patient dans l’outil d’équipe. Le suivi des patients reste dans le logiciel de l’officine.

Comment tester sans désorganiser l’équipe ?

Sur une semaine réelle, avec un seul usage et une personne qui pilote. Quatre règles tiennent la semaine :

  1. Un seul usage au départ : le planning, ou les tâches, ou les consignes.
  2. Un référent, avec un suppléant.
  3. Un critère écrit avant le premier jour. Exemple : la relève de 14 h ne redemande plus rien.
  4. Une décision le vendredi, à voix haute, avec toute l’équipe.

Le rôle du référent est détaillé dans l’article sur la mise en place d’un outil d’équipe.

Avec Bakofi

Bakofi réunit le planning partagé, les tâches récurrentes comprises, les transmissions écrites avec accusé de lecture et le brief du matin, sur un poste partagé. Les données sont hébergées en France, dans le respect du RGPD. L’essai dure 14 jours, gratuit, sans engagement ni carte bancaire.

L’offre gratuite se limite à 2 membres. L’offre Pro coûte 49 € HT par mois, 41 € en annuel. Bakofi n’est pas relié au LGO et ne touche ni aux ordonnances, ni au stock, ni à la facturation, ni à la paie.

Questions fréquentes

Une équipe de trois personnes a-t-elle besoin d’un outil ?

Pas forcément. Trois personnes qui se croisent chaque jour tiennent avec un cahier ou un tableur. Le besoin apparaît quand l’équipe ne se croise plus : temps partiels, week-ends, remplaçants.

Un outil d’équipe remplace-t-il le logiciel de l’officine ?

Non. La délivrance, les ordonnances et le stock restent dans le LGO. L’outil d’équipe porte le planning, les tâches et les consignes.

Sources

Les dix questions avant de choisir un outil d’équipe

Une page A4, à imprimer et à coller au préparatoire.

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