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Un plan de travail de préparatoire en pâte à modeler et, appuyé contre lui, un minuscule vélo teal dont les petites roues d’appoint sont orange.
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Nouvel outil en pharmacie : le faire adopter sans passer en force

Par Kofi31 octobre 20264 min de lecture

Une équipe adopte un outil quand il remplace une habitude, pas quand il s’y ajoute. Sur trois semaines, un seul usage suffit : deux personnes l’essaient, toute l’équipe s’y met, puis l’ancien support s’arrête à une date annoncée dès le départ. Passer en force fait l’inverse : deux endroits où chercher. Personne ne sait lequel fait foi.

Situation type. Lundi, 8 h 55. Vendredi, le titulaire a annoncé un nouvel outil pour les consignes. Ce matin, trois personnes l’ont ouvert et une a oublié son mot de passe. Le cahier est resté sur le comptoir. La consigne du samedi est écrite aux deux endroits, en deux versions. Un préparateur lit l’une, l’adjointe lit l’autre. Personne ne refuse rien. Personne ne sait laquelle compte.

Pourquoi une équipe n’adopte-t-elle pas un outil du premier coup ?

Parce que l’outil s’ajoute à une journée déjà pleine avant de remplacer quoi que ce soit. Trois freins reviennent :

  • deux endroits à consulter pour la même information ;
  • la peur de paraître lent, debout au comptoir, devant un patient ;
  • aucune date à laquelle l’ancien support s’arrête.

Ce ne sont pas des refus. Ce sont des questions d’organisation. Elles se règlent avant le premier jour.

Par quel usage commencer ?

Par un seul : celui qui agace le plus l’équipe. Les consignes de la relève de 14 h, la commande du vendredi ou le planning que l’on redemande chaque semaine. Écrivez en une phrase ce qu’il remplace : « Les consignes passent par l’outil, plus par le cahier. »

Les tâches, les transmissions et le planning en même temps, c’est trop pour trois semaines. Le deuxième usage attend que le premier tienne seul. Pour choisir l’outil lui-même, les dix questions avant de choisir font le tri.

Qui porte l’adoption ?

Un référent et un titulaire qui s’en sert le premier. Si le titulaire écrit encore ses consignes sur un post-it, l’équipe en conclut que l’outil est facultatif.

Le référent est souvent un adjoint ou un préparateur, présent presque tous les jours. Son rôle est détaillé dans l’article sur le référent de la mise en place. Ici, une seule chose compte : une personne répond aux questions. Le titulaire annonce la date d’arrêt.

Quel plan sur trois semaines ?

Un essai à deux, une équipe entière sur un seul usage, puis l’arrêt de l’ancien support. La date d’arrêt est dite le premier jour, pas la dernière semaine. C’est elle qui évite de passer en force : le cadre est connu et discuté. Personne ne le découvre un lundi.

Le plan d’adoption (une page, à recopier) :

SemaineQuiCe qu’on faitCe qu’on arrête
AvantLe titulaireAnnonce l’usage choisi, la date d’arrêt de l’ancien support, le nom du référentRien encore
1Le référent et le titulaireUtilisent l’outil pour ce seul usage, notent ce qui gêneRien : l’équipe travaille comme avant
2Toute l’équipeDix minutes au brief du matin pour montrer ; chacun écrit sa première consigne dans l’outilOn n’écrit plus dans l’ancien support, qui reste en lecture
3Toute l’équipePoint de quinze minutes : ce qui aide, ce qui gêne, ce qu’on arrête d’écrire ailleursL’ancien support, à la date annoncée

Règle en haut de la fiche : la consigne s’écrit ici, une seule fois. Jamais de nom de patient, d’initiales ni de traitement : le suivi des patients reste dans le logiciel de l’officine.

La semaine 1 sert à régler les petites gênes (mot de passe, poste libre au comptoir) avant que toute l’équipe les rencontre.

Que faire quand quelqu’un n’y va pas ?

Demander ce qui bloque avant de rappeler la règle. La cause est rarement le refus : un mot de passe perdu, aucune place libre au comptoir, une présentation manquée parce qu’on travaillait ce jour-là.

Cinq minutes en tête à tête avec le référent règlent plus de choses qu’un rappel devant toute l’équipe. Le reproche en réunion fait taire, il ne fait pas écrire.

La date d’arrêt fait le reste. Quand l’ancien support s’arrête, la question « où j’écris ? » n’a plus qu’une réponse. Il n’y a plus personne à convaincre un par un.

Avec Bakofi

L’essai dure 14 jours, gratuit, sans carte bancaire et sans engagement. La formation d’équipe est incluse : de quoi tenir le plan sur un seul usage. Le modèle Pharmacie installe en un clic des tableaux, des classeurs et des libellés à renommer. Les transmissions écrites montrent qui les a lues. Sur le poste du comptoir, on peut cocher la lecture pour un collègue. Un remplaçant arrive comme utilisateur provisoire.

Bakofi ne choisit pas le premier usage et ne motive personne à la place du référent. Il ne touche ni aux ordonnances ni au LGO.

Questions fréquentes

Faut-il garder l’ancien support pendant la transition ?

Oui, en lecture seule, jusqu’à la date d’arrêt annoncée. On n’y écrit plus : deux endroits où écrire, c’est deux versions de la même consigne.

Combien de temps faut-il à une équipe pour adopter un outil ?

Le plan compte trois semaines pour un usage. Ce n’est pas une durée mesurée : chaque équipe va à son rythme. Un deuxième usage repart de la semaine 1.

Comment intégrer un remplaçant ou un apprenti en cours de route ?

Cinq minutes avec le référent le premier jour, puis la fiche de l’usage en cours. Le livret d’accueil du nouvel arrivant peut la contenir.

Le plan d’adoption sur trois semaines

Une page A4, à imprimer et à coller au préparatoire.

Imprimer la fiche

Un collègue devrait lire ça ?

On regarde ensemble ?

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